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Chief Happiness Officer – un exemple

Comprendre, juste un peu, le rôle du CHO, par Frédérik Barbieux

Chief Happiness Officer, le responsable du bonheur au travail, mouais…

Depuis quelques années, je vois fleurir les références à ce métier et j’avoue être très réfractaire à l’idée d’une telle fonction et à ce qu’elle sous-tend. Vu de loin, cela ressemble plus à du socialwashing – tant qu’à utiliser des anglicismes – qu’à une quelconque volonté de s’intéresser fondamentalement au bien-être des salariés. Et puis ce titre, tout de même assez ronflant, quand j’en discute autour de moi, personne n’a pu me le définir clairement.

Par bonheur, depuis plus de 6 mois, j’ai eu la chance de rencontrer et surtout de côtoyer Larry Hamida. Il m’a fait beaucoup évoluer dans la perception que j’avais de ce sujet. Larry et son parapluie

Larry est CHO chez l’un de mes clients, la société ILYEUM, une ESN (Entreprise de Services du Numérique). Grâce à lui, j’ai pu voir enfin, en vrai, quel était son métier, sa valeur ajoutée et si celle-ci a quoi que ce soit à voir avec le bonheur. Pour moi, les nouvelles sont bonnes et je vous laisse en juger par vous-même : immergeons-nous dans la réalité du bonheur en entreprise.

Une aide au quotidien

Se loger à Paris

L’une des premières tâches du CHO d’ILYEUM consiste à aider les salariés à se loger. Comme beaucoup de collaborateurs arrivent à Paris de l’extérieur, voire souvent de l’étranger, le CHO a mis en place un service d’aide au logement très professionnel.

Il a créé un réseau de propriétaires et d’agences immobilières avec lesquels il travaille de manière privilégiée. Il recherche des logements pour les nouveaux arrivants auprès de ce réseau.

Les avantages pour les salariés sont multiples. Ils sont assurés d’avoir un logement de qualité et à des tarifs intéressants. Ils bénéficient aussi de l’aide de leur employeur en ce qui concerne la caution et la rédaction des baux. Ils bénéficient enfin de la confiance que les bailleurs portent à ILYEUM.
L’avantage pour les propriétaires : une continuité dans la location de leurs biens, lorsqu’un locataire quitte un logement, il est souvent remplacé par un autre salarié. Aussi, une plus grande fiabilité et simplicité – à tous niveaux – dans la relation bailleur-locataire car elle est coordonnée et facilitée par ILYEUM.

Cette activité du CHO ressemble à un service simplifié de gestion locative, dédié aux collaborateurs d’ILYEUM et aux propriétaires membres de son réseau de bailleurs. Elle fonctionne sur la base d’un cercle vertueux d’expertise et de confiance, facilitant à la fois la vie des locataires et celles des propriétaires.

Notons que cette activité ne se limite pas aux primo arrivants. Lorsqu’un salarié a une évolution de vie qui nécessite de changer de logement, ILYEUM propose un accompagnement similaire. Cela se produit par exemple quand une famille s’agrandit, lors d’un rapprochement familial, ou encore en cas de changement significatif du secteur géographique de l’activité professionnelle… Que les causes du changement de logement soient professionnelles ou personnelles, le CHO aide le salarié et sa famille.

Moins de petits tracas

En lien avec le logement, le CHO va aussi aider le salarié et sa famille dans son déménagement. Lors de leur arrivée, il accompagne régulièrement les personnes pour l’équipement de l’habitation, pour l’achat de meubles, des appareils électroniques ou même de la décoration.

Pour ceux qui arrivent en région parisienne de l’extérieur, lors de leur arrivée, il s’arrange pour les accueillir par exemple à l’aéroport. Il leur fait visiter leur nouveau quartier et leur donne différents conseils pratiques. Il peut même les mettre en relation directe avec d’autres salariés d’ILYEUM présents dans leur quartier ou leur ville.

« Je sens que je peux le contacter à tous moments, si j’ai un souci », dit Rachida qui est arrivée il y a quelques mois du Maroc. « Il a une grande amplitude de disponibilité, pour être présent quand le besoin est là, par exemple le week-end lors de mon emménagement. »

Il peut aider aussi sur différentes démarches du quotidien, administratives ou autres. S’il ne le fait pas forcément à votre place, il peut au moins donner des conseils sur ce qui est à entreprendre. Il vous aide dans vos démarches avec la banque, ou encore pour installer gaz ou électricité.

Quand je lui ai demandé comment il voyait ce pan de son activité, Larry m’a répondu : « les ingénieurs me demandent beaucoup de conseils sur des décisions importantes, dans leur parcours de vie. Un peu comme un grand frère, je donne mon avis et je les aide, dans la mesure du possible. »

C’est ainsi que cette semaine, il a aidé à trouver une nourrice pour les enfants de l’un des collaborateurs d’ILYEUM. Quelle que soit la tâche, il la réalisera tant que cela reste dans le domaine du raisonnable – cette notion n’ayant pas été définie de manière précise à ma connaissance – et que cela soit dans son domaine d’expertise.

Justement, quelle est son expertise dans ces domaines ? Simplement, il l’a déjà fait, pour et avec d’autres salariés. Ou alors, il apprend à le faire, déchargeant le collaborateur de la recherche « du mode d’emploi », souvent fastidieuse.

Pourquoi ILYEUM offre ce service ? Parce que toutes ces aides dans la gestion du quotidien des salariés ont aussi un effet bénéfique direct pour les clients d’ILYEUM. Ces salariés travaillent, pour beaucoup, directement au sein d’entreprises clientes ; s’ils sont libérés d’une partie des contraintes du quotidien, ils sont plus efficaces dans leurs missions auprès de ces clients.

L’entreprise a un cœur qui bat

Animer les réseaux sociaux internes

Je connais beaucoup de société qui ont mis en œuvre des réseaux sociaux d’entreprise ; peu s’en servent réellement. Chez ILYEUM, WhatsApp et Yammer sont utilisés par la plupart des collaborateurs de manière soutenue et l’une des raisons à cela est la dynamique que le CHO crée autour de ces réseaux.

Les termes ici sont très importants : le CHO ne gère pas ces réseaux sociaux, il les anime et en facilite l’utilisation. Il initie des groupes, démarre des échanges puis laisse le dialogue se mettre en place de manière naturelle.

De plus son écriture n’est pas formelle – comme risque de l’être celle de la Hiérarchie – elle traite de sujets divers – contrairement aux groupes d’Experts – et elle est sincère – plus que celle du Service Communication qui lui remplit une mission.

Il anime ainsi la vie de l’entreprise. Il crée et maintient les connexions entre l’entreprise et les salariés, ou entre les salariés, pour entretenir le sentiment d’appartenance. Ceci est important pour une ESN où les salariés passent quasiment tout leur temps chez le client, loin de leur entreprise.

Développer des activités collectives

En plus des interactions virtuelles, sur les réseaux sociaux, il organise aussi différentes activités collectives transverses.
Il organise des déjeuners ou des dîners entre collaborateurs, des événements autour de réunions ou de séminaires et des activités régulières extra-professionnelles. A l’heure où j’écris ces lignes, sont prévus une randonnée dans la forêt de la Commanderie, une soirée bowling, un pique-nique et des soirées de bénévolats auprès des Restos du Cœur.

Il met aussi en place différents clubs où les salariés peuvent se retrouver autour d’une activité spécifique. Football, théâtre, boxe, pétanque sont au programme depuis quelques temps. La nouveauté pour la rentrée prochaine, c’est la participation d’une équipe de football ILYEUM à un championnat inter-entreprises. Ça se professionnalise à ce niveau-là ! Le club de théâtre devrait faire une représentation pour l’ensemble des salariés – et quelques clients privilégiés – à la fin de l’année.

Formaliser les contacts informels

Beaucoup de ces activités pourraient avoir lieu sans le CHO. Passer un moment entre collègues au moment du déjeuner ou après la journée de travail, organiser une soirée avec ceux dont on est les plus proches, cela se produit dans beaucoup d’entreprise sans la présence d’un CHO.

Seulement ces activités peuvent aussi ne pas se produire, surtout dans un cadre professionnel où la plupart des salariés travaillent directement chez les clients, donc loin les uns des autres.

Le rôle du CHO est de s’assurer que toutes ces activités informelles aient bien lieu, sachant qu’elles contribuent à créer et faire vivre la culture de l’entreprise et à stimuler le sentiment – justifié – d’appartenance chez l’ensemble des salariés.

D’ailleurs, pour beaucoup de ces activités, le CHO a un rôle d’initiateur ou de catalyseur. Une fois une activité démarrée et appréciée, il fait en sorte qu’elle continue de manière autonome, sans son implication, en la laissant progressivement dans les mains des salariés impliqués.

Il permet à chacun de garder le contact avec l’entreprise, au-delà du contact que chaque collaborateur a avec son manager ou ses collègues proches, en maintenant des interactions riches et variées.

Un des garants de la vision

Chez ILYEUM, la vision de l’entreprise se décline à la fois au travers de sa stratégie et de sa culture. De manière opérationnelle, la stratégie est portée par le projet d’entreprise et la culture par les valeurs partagées.

ILYEUM a 2 valeurs qu’ils définissent de la sorte :

  • Expertise : l’expertise est ce qui est attendu de nous. C’est aussi ce que nous aimons par-dessus tout développer et partager. Nous avons même souvent tendance à nous identifier à notre expertise, elle fait partie de notre ADN.
  • Collaboration : nous sommes une famille, une tribu, une communauté. C’est ensemble que nous grandissons et que nous nous épanouissons.
Dans ce cadre, le CHO est l’un des garants des valeurs de l’entreprise. Pour la valeur Collaboration, il la vit au quotidien et il la facilite pour l’ensemble des salariés afin qu’eux-mêmes puissent la vivre. Pour la valeur Expertise, il s’assure qu’elle soit aussi vécue de manière consciente, en y faisant référence dans sa communication ou dans les événements qu’il organise.

Par ailleurs, ILYEUM a un projet d’entreprise avec un horizon à 3 ans et chaque service a un plan d’action stratégique qui représente la mise en œuvre de ce projet. Le CHO a un tel plan stratégique pour son service.
Voici quelques exemples des objectifs annuels qu’il comporte :

  • Logement en autonomie des nouveaux collaborateurs dans un délai d’un mois
  • 200 posts du HO et 1000 posts de salariés sur Yammer
  • 50 posts du HO sur les réseaux sociaux publics
  • 5 clubs d’activités bimensuelles regroupant 40% des collaborateurs
  • 6 événements pour les salariés ILYEUM sur l’année
Nous pouvons voir que les axes majeurs d’intervention du CHO sont en lien direct avec ces objectifs. Toutes les actions décrites en exemple ci-dessus, lui permettent d’atteindre ces objectifs.

Professionnaliser la prise en compte du salarié

Evidemment, ce que fait le CHO au sein d’ILYEUM a beaucoup de sens par rapport au type d’activité de l’entreprise. Nul doute que dans une autre société, le rôle d’un CHO sera différent.

Dans la société ILYEUM, le CHO permet de garantir que chaque salarié soit pris en compte, au-delà du travail réalisé dans ce sens par les ressources humaines ou les managers. Il représente un moyen supplémentaire transverse, en dehors des structures organisationnelles classiques, de s’assurer que les salariés soient dans des conditions optimales de bien-être et, soyons pragmatiques, qu’ils puissent exprimer leur plein potentiel.

Si je résume son activité, nous pouvons identifier 3 axes majeurs :

  • Apporter une aide au quotidien, en dehors du travail
  • Animer la vie de l’entreprise
  • Garantir la réalité de la vision, la stratégie et la culture de l’entreprise
Cet exemple de l’action concrète d’un CHO et de la valeur qu’il apporte m’a réconcilié avec ce nouveau type de métier. Il est possible que toutes les entreprises ne le fassent pas avec la même intention véritable de faciliter le bien-être des collaborateurs. Dans le cas que je viens de vous présenter, l’intention est sincère et les résultats sont réels.

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